La porte ouverte aux rencontres

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Parce que notre dém

arche innovante à travers la communication qui est faite autour de nos activités interpelle de nombreuses personnes, nous recevons une demande soutenue de rencontres, de discussions, d’échanges, de compréhension du modèle et de l’énergie qui nous animent.

Volontairement accueillant depuis les débuts de l’association, l’un de ces échanges et le retour écrit qui a été produit, nous a donné envie de le publier…

Mail de Didier Michaud, Canadien, tout juste arrivé à Bordeaux :
J’ai lu votre document (proposition plan de prévention) avec beaucoup d’intérêt et puisque vous m’avez faite part d’une si belle ouverture j’en profite pour vous écrire quelques lignes résumant mes réactions et commentaires par rapport à ce beau projet.
Tout d’abord, la vision que vous proposez me plaît beaucoup et semble, à mon humble avis, tout à fait ajustée au contexte actuel. En fait, elle apporte des solutions à plusieurs niveaux (environnemental, social et économique), trois aspects d’une même réalité qui demeurent inévitablement liés, je ne vous apprend rien… De plus, le modèle ressemble beaucoup à ce que j’ai pu observer au Canada, où il est actuellement en train de faire ses preuves.
J’ai été surpris d’apprendre qu’il existait une éco-taxe sur le mobilier en France. La « responsabilité élargie du producteur » n’est plus simplement un concept, contrairement à chez nous où l’on peine encore à imposer ce type de mesures…
Bref, le modèle proposé (l’ouverture de 4 ou 5 centres bien ancrés dans leurs milieux) et les principes qu’il défend (création d’emplois verts, solidarité avec les plus démunis, etc.) sont en parfaite adéquation avec les principes du développement durable et je souhaite que ce modèle pourra être mis sur pied à Bordeaux.
L’aspect de la sensibilisation est aussi mentionné et ce point m’interpelle particulièrement. Il me semble qu’il pourrait être intéressant de se questionner sur les moyens de créer un  »buzz » autour des objets valorisés et ainsi de faire augmenter leur popularité auprès des citoyens de Bordeaux, un peu comme c’est aujourd’hui le cas à Montréal, comme je vous le mentionnais lors de notre rencontre. Cette question m’intéresse particulièrement puisqu’il me semble essentiel de transformer le regard qu’ont les gens sur le recyclage et la valorisation d’objets, souvent perçu comme étant l’affaire des  »pauvres », qui le ferait par nécessité plutôt que par éco-civisme… Il me semble donc nécessaire de travailler au développement d’un sentiment de fierté concernant les gestes éco-civiques, comme la valorisation des objets en fin de vie.
Il pourrait même être intéressant de considérer, à plus long terme, l’idée d’organiser une exposition, comme vous l’avez déjà fait, en invitant des artisans récupérateurs du Québec ou de d’autres pays européens qui travailleraient  »en résidence » sur des matériaux provenant de la région. Évidemment, cette idée requiert de l’argent et a un impact écologique non négligeable, ce qui va quelque peu à l’encontre de l’initiative de départ… particulièrement s’ils viennent de loin.
Cela dit, il pourrait aussi s’agir d’une exposition sous forme de photographies d’endroits (restaurants, commerces, etc.) qui utilisent du mobilier récupéré, diminuant ainsi son empreinte écologique et augmentant son image d’entreprise  »verte », ce qui est un argument de vente de plus en plus important pour les jeunes générations.
Bref, je me permets de proposer quelques idées qui me sont venues après avoir lu votre texte, et cela, sans avoir aucune attente, mais plutôt parce que ce sujet m’intéresse foncièrement et il me fait plaisir de réfléchir à des moyens concrets de transformer les mentalités et éventuellement les comportements des individus pour que ceux-ci deviennent plus  »durables ».
Fabrice ATELIER D'éco SOLIDAIRE
Fabrice ATELIER D'éco SOLIDAIRE
La Recyclerie créative de Bordeaux travaille pour répondre à ces problématiques. Elle est depuis 2010 un des leviers de l’innovation sociale, frugale et de proximité dans la réutilisation de matières, objets et mobilier dont les usagers veulent se débarrasser.

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